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Fillion Électronique - D-BOX Technologies Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Pascal Tran   
14-06-2008

Odyssee et Quest de D-BOX Technologies
Vol. 15, no 2 / avril-mai 2008

L’expérience des simulateurs de mouvement de la compagnie québécoise D-BOX peut maintenant être vécue chez Fillion Électronique. Ce produit innovateur, situé à des années-lumière devant les transducteurs tactiles, ajoute une réelle dimension de mouvement en plus des vibrations à l’expérience cinéma maison chez soi. Comment ce dispositif fonctionne-t-il ?

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    Chacun des films de la librairie D-BOX, présentement au nombre approximatif de 750, est encodé par des techniciens pour recréer le mouvement de chaque scène individuelle du film. Ce processus d’encodage, requérant environ 120 heures de programmation pour une moyenne de 20 à 25 minutes de mouvement par film, peut être comparé à la préparation d’un encodage audio. Le technicien regarde le film à encoder image par image et programme le mouvement en termes de déplacement, accélération et fréquence selon son interprétation de la scène. Donc, c’est ce facteur humain qui donne toute la dimension à cette nouvelle technologie, car elle n’utilise pas simplement le canal de basse fréquence pour induire des vibrations, mais ajoute un nouvel élément à la scène selon l’imagination d’un artiste.

Le côté logiciel ou l’encodage
    L’encodage D-BOX comprend trois canaux, soit un canal indépendant pour chacun des axes mobiles. Les encodages pour la librairie D-BOX sont mis à la disposition des propriétaires à travers un contrôleur, dont la Série 4 est dotée d’une capacité de 60 GB (3 200 $), qui se charge de se synchroniser avec le film, peu importe la trame audio utilisée, d’effectuer le décodage et d’envoyer le signal aux vérins (leviers) de mouvement. Chaque contrôleur peut commander quatre unités, que ce soit un fauteuil ou un divan, équipées de vérins pour le mouvement. Il est également possible d’utiliser un contrôleur, principalement axé pour le jeu vidéo,  branché à un PC par un port USB, quoiqu’il ne soit pas recommandé pour une installation cinéma maison typique, car le contrôleur offre une plate-forme plus stable. Pour le matériel non encodé, le contrôleur peut également utiliser la trame sonore pour générer des effets de mouvement.

Le côté matériel ou la mécanique

    La question qui se pose maintenant est : comment le mouvement est-il induit ? Le coeur du système comprend des vérins, au nombre de deux ou trois selon la configuration, qui effectuent un déplacement linéaire selon l’encodage. Les systèmes à deux axes de mouvement comprennent deux vérins à l’arrière et un pivot fixe à l’avant, permettant de recréer des moments de roulis et de tangage. Les systèmes à trois axes comprennent deux vérins à l’arrière et un à l’avant pour les fauteuils, et deux qui effectueront le même mouvement pour les divans. Cette configuration permet, en plus du tangage et du roulis, un mouvement de haut en bas.
    Les vérins retenus par D-BOX ont une course maximale de 38 mm (1,5 po) pour la configuration à trois axes (25 mm ou 1 po pour deux axes) et sont capables d’induire une accélération jusqu’à 2 G, soit deux fois l’accélération gravitationnelle terrestre. Pour mettre les choses en perspective, il faut voir que l’accélération latérale que peut soutenir une voiture haute performance comme une Enzo de Ferrari n’est de l’ordre que de 1 G alors attachez bien vos tuques !

    Pour ce qui est d’intégrer les vérins de mouvement aux sièges, D-BOX offre trois options, soit des sièges avec vérins intégrés en usine, un nécessaire de conversion pour des sièges existants ou une plate-forme mobile nommée Odyssee. Les fauteuils et divans avec vérins intégrés fabriqués par Jaymar, appelés Quest, sont offerts en une variété de modèles et de couleurs, mais sont quand même limités à une sélection prédéterminée (7 000 $ et plus selon la configuration). Si la sélection ne vous convient pas tout à fait, une option intéressante est alors d’attacher une plate-forme de mouvement à tout fauteuil ou divan (3 600 $ et plus selon la configuration). Il faut savoir qu’il a un désavantage par rapport à la solution intégrée : les montants structurels de la plate-forme dépassent sur le côté, ce qui brise le look d’un fauteuil ou d’un divan soigneusement choisi. L’intégration visuelle est clairement plus intéressante avec les sièges Quest. La troisième avenue est l’installation d’un système Odyssee, soit une plate-forme conçue sur mesure pour une application donnée. Les vérins utilisés, au nombre de quatre, ont une capacité supérieure à la série Quest et peuvent induire un mouvement à des meubles beaucoup plus massifs. L’option Odyssee représente donc le haut de gamme chez D-BOX.

Et maintenant, on essaie le tout !
    La visite ne serait complète sans la démonstration du produit. J’ai tout d’abord essayé un divan avec l’ajout d’une plate-forme trois axes de mouvement. Le film choisi pour la démo est I, Robot avec Will Smith et plus particulièrement la scène où monsieur se balade tranquillement dans sa Audi futuriste dans un tunnel et soudainement, deux penderies sur roues remplies de méchants robots l’interceptent. Il est plutôt facile de résumer l’expérience en un mot : enivrant ! La scène commence avec des vibrations représentant le rythme de la route mais, lorsque l’action commence, on ressent fortement les chocs de la voiture qui se frotte contre le mur droit. Un effet particulièrement bien réussi est la sensation de tournoiement que le système confère en induisant une accélération rotative momentanée lorsque la voiture entre dans une vrille. La scène se conclut par un ralenti où la voiture fait un vol plané qu’a parfaitement capturé le système D-BOX en s’arrêtant presque complètement, conférant ainsi une sensation d’apesanteur, particulièrement efficace après la série précédente de mouvements intenses, et qui s’immobilise assez rudement sur un mur, et je ne vous dis pas la sensation ! Ma première impression est que le système D-BOX n’a rien à envier aux parcs thématiques comme Universal Studios. J’ai trouvé l’expérience pas mal intense mais M. Jean-François Gagnon, spécialiste en intégration audio-vidéo chez Fillion Électronique, qui se charge de ma visite, m’assure que les sensations dans un fauteuil Quest sont encore plus fortes. Cela est dû au fait que les vérins sont beaucoup plus rapprochés de l’auditeur assis dans un fauteuil, plutôt qu’une causeuse, rendant l’effet plus immédiat.

La crème de la crème…
    Nous effectuons la deuxième démo dans une salle avec un équipement hors du commun, soit un projecteur VPL-60 de Sony, un lecteur Blu-ray DMP-BD10 de Panasonic, un ensemble d’enceintes B&W articulé autour des 802D à l’avant, un centre HTM2D, des arrières SCMS et des enceintes ambiophoniques DS8S et un caisson ASW855, tout cela alimenté par un système Classé composé d’un processeur SSP-600, une paire d’amplificateurs monoblocs CA-M400 et un amplificateur multicanal CA-5200. Les fauteuils Quest sont en bonne compagnie ! Nous commençons par réécouter la même scène de I, Robot. Il est vrai que les sensations sont encore mieux senties dans un fauteuil et c’est avec beaucoup de plaisir que je revois la scène très spectaculaire.

    Nous passons ensuite à une scène du film The Incredibles. La scène retenue est celle où les deux incroyables enfants se retrouvent dans la jungle poursuivis par des mécréants pilotant d’étranges véhicules circulaires. Encore une fois, le fantastique est au rendez-vous. Par exemple, Dash prend un virage plutôt sec à un moment que le fauteuil suit parfaitement. Lorsque Dash frappe un méchant, on ressent chaque coup de poing comme si nous l’avions donné. Évidemment, combinée avec l’audio et le vidéo superlatifs, l’expérience est vraiment exceptionnelle.

    En faisant l’essai, j’ai pu expérimenter avec la télécommande du contrôleur qui permet de régler le volume de chaque unité. À la base, nous avions fait l’essai à un volume de 8, ce qui permet une course maximale des vérins de 19 mm (0,75 po). À un niveau de 9, la course augmente à 25 mm et à 10, elle atteint le maximum de 38 mm. Évidemment, je n’ai pu résister à la tentation de mettre le système au maximum : ça brasse mais ça reste très confortable. Il est intéressant de noter que l’usager peut également faire varier le mouvement par rapport aux vibrations pour accommoder des préférences personnelles, ou pour ne pas incommoder des voisins pour une installation en condo par exemple.

Une expérience unique !
    Cette technologie semble vouée à un avenir des plus prometteurs si on se fie aux partenaires qui se joignent à l’aventure. Tout d’abord, Fox a sorti le premier film en Blu-ray avec encodage D-BOX intégré, Live Free or Die Hard. Fox et Disney ont signé afin d’offrir de plus en plus de films avec encodage intégré, et espérons que d’autres studios vont suivre. La compagnie négocie également pour intégrer les capacités de décodage à même les récepteurs et processeurs ambiophoniques. Cela permettrait de passablement réduire le coût d’acquisition d’un tel système et de le simplifier. D-BOX devrait offrir très prochainement des fauteuils et sofas d’autres manufacturiers avec vérins de mouvement intégrés afin d’élargir la plage de produits disponibles. Donc, si vous désirez vivre une expérience unique dans le cinéma maison, le simulateur de mouvement D-BOX vous permet d’aller au-delà des capacités audiovisuelles en stimulant un sens jusqu’alors inexploité, soit celui de l’équilibre. La sensation d’être au coeur de l’action est accentuée par le réalisme des mouvements, qui contribue fortement à l’immersion dans le film. Ça vaut vraiment le détour !

Remerciements
    La direction du magazine Québec Audio & Vidéo tient à remercier tous les intervenants de la boutique Fillion Électronique qui ont rendu la visite de notre chroniqueur agréable et fort intéressante. Nous vous invitons à faire le détour pour une expérience stimulante.

Fillion Électronique
5690, rue Sherbrooke Est
Montréal QC H1N 1A1 Canada
T. 514 254-6041
http://www.fillion.ca

Dernière mise à jour : ( 17-06-2008 )
 
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