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Intégré DiaLogue Two de PrimaLuna Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par François Gagné, ing.   
14-06-2008

    PrimaLuna possède une caractéristique très intéressante qui la distingue de ses compétiteurs. Il s’agit de la faculté de pouvoir s’adapter à différents types de tubes sans même devoir régler le moindre bouton ni procéder à l’ouverture de l’appareil. Il s’avère donc un jeu d’enfants de substituer les tubes afin d’apprécier leurs différentes signatures sonores sans craindre d’abîmer quoi que ce soit. Cette fonctionnalité est appelée autobias, que l’on pourrait franciser de la façon suivante : polarisation automatique. Un circuit électronique gère la polarisation des tubes en temps réel et donc, il peut aisément s’accommoder de tubes nécessitant des tensions de polarisation différentes. Il est donc possible de se servir d’autres tubes, comme les 6550, KT90, EL34, KT77, 6CA7, 6L6GC, KT66, 7581, 6V6GT ou leurs équivalents (de série, le DiaLogue Two utilise des Genelex KT88). De plus, la polarisation automatique permet de s’adapter à un tube qui se dégrade avec le temps. Les heures de fonctionnement s’accumulant, il est parfois nécessaire de réajuster les tensions de polarisation afin de garder la distorsion à un niveau acceptable. Nul besoin d’effectuer ces ajustements sur les PrimaLuna puisque l’unité de contrôle s’en occupe pour vous. La possibilité de sélectionner manuellement le mode d’amplification au moyen de la télécommande apporte une différenciation supplémentaire. Il vous est loisible, au gré de votre humeur, de commuter entre le mode ultralinéaire, offrant 38 watts et le mode triode, offrant 21 watts. J’aime particulièrement cette option puisqu’elle me permet d’adapter l’amplification au type d’enceintes que j’utilise. Le mode triode est donc tout désigné pour mes enceintes à large bande. Ce n’est certes pas la pureté de l’amplification SET (single-ended triode), mais au moins, nous ne sommes pas forcés de rester en mode push-pull malgré des enceintes peu énergivores.

    En terminant, d’autres caractéristiques s’ajoutent à l’amplificateur, dont le mode « passe-droit » qui permet le branchement à un récepteur cinéma maison. Dans ce cas-ci, il faut noter que ce mode n’est pas un gain unitaire, mais un vrai passe-droit, il contourne alors la circuiterie de l’amplificateur. Il est donc pratiquement impossible que le signal se dégrade en cours de route. Une boucle d’enregistrement est aussi disponible, quoiqu’il ne s’agisse probablement pas d’un facteur décisionnel important pour ce type d’appareil. 

Le dialogue des tubes
    En raison d’un heureux concours de circonstances, j’ai eu le plaisir d’avoir l’usage des deux appareils en question, soit le ProLogueDiaLogue, sur une période de trois semaines. J’ai ainsi pu me faire une idée des deux produits et en faire la comparaison pour mieux apprécier les qualités du modèle plus coûteux. Le DiaLogue se détaille environ 3 000 $ tandis que le ProLogue se situe aux alentours de 1 800 $. Cette différence doit non seulement se refléter dans les améliorations techniques, mais aussi dans les impressions auditives sinon l’expérience reste futile. Dans les deux cas, j’ai toujours pris le temps de bien réchauffer les appareils avant de les soumettre à l’épreuve de l’écoute critique. C’est d’autant plus vrai que les tubes doivent atteindre leur température idéale pour stabiliser leur fonctionnement. Je n’ai donc pas pris de chance et j’ai laissé le tout se réchauffer pendant près de deux heures avant mes écoutes. Plus spécifiquement, pour le ProLogue, il était facile de constater les effets du réchauffement signifiés par les bruits de crépitement produits dans les haut-parleurs, ce qui n’était pas le cas pour le DiaLogue.



Dernière mise à jour : ( 26-06-2008 )
 
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