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Intégré DiaLogue Two de PrimaLuna Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par François Gagné, ing.   
14-06-2008
PrimaLuna, la suite…

Vol. 15, numéro 2 / avril-mai 2008
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Pour faire suite au banc d’essai de mon collègue, Michel Dallaire, paru dans l’édition d’octobre-novembre 2007 (volume 14, numéro 5), Québec Audio & Vidéo récidive avec un autre produit de la compagnie PrimaLuna, soit l’amplificateur intégré à tubes DiaLogue Two. À priori, ces deux amplificateurs semblent étrangement similaires, mais mis à part quelques modifications esthétiques, c’est à l’intérieur que l’on retrouve la plupart des raffinements techniques. PrimaLuna fait fi des préjugés à l’égard des produits chinois et nous présente un appareil surprenant, qu’elle a conçu aux Pays-Bas mais assemblé en Chine et qui gagne à être connu.

Dialogue, série revue et améliorée 
Un rapide coup d’œil nous apprend que le châssis est sensiblement le même que celui de la série ProLogue. Les transformateurs sont à l’arrière et les tubes à l’avant, exposés à l’air libre. Si on le désire, une cage de métal peut protéger les tubes des aléas de la vie. Personnellement, je ne l’ai jamais utilisée, d’autant plus que je préfère la version grillagée du modèle précédent. Qu’il soit couvert ou non n’a aucune incidence sur la sonorité de l’appareil, mais je ne prétends pas avoir l’oreille bionique ! Chose qui surprend dès que l’on soulève la boîte, c’est le poids très élevé de l’appareil, près de 30 kilos ! Généralement, le poids d’un amplificateur n’est pas un gage de qualité tout comme le coup de pied sur le pneu de la voiture tant convoitée. Certaines entreprises sont passées maîtresses dans les apparences et peuvent aisément augmenter le poids du châssis pour faire croire en la solidité et en la qualité du produit fini. Ici, cet embonpoint est surtout attribuable aux immenses transformateurs de sortie à bande passante beaucoup plus large. Des noyaux ferreux plus massifs et de meilleure qualité entrent dans leur fabrication. Il en résulte une efficacité accrue, des figures de distorsion plus élégantes et une impédance moins élevée afin de pouvoir contrôler des enceintes à charge plus complexe. Évidemment, le châssis doit pouvoir supporter ce poids et c’est pourquoi on l’a construit de métal de bon calibre et peint de plusieurs couches à la manière des automobiles.Image

    À l’intérieur, on a droit encore une fois à un élégant montage de type point-à-point assemblé à la main avec, au centre, une seule carte de circuits imprimés (PCB) contenant quelques puces. On a recouru à des pièces électroniques d’excellente qualité dont des condensateurs polypropylène métallisé de marque Solen, des condensateurs Nichicon et Realcap ainsi que des diodes rapides. Le circuit électronique a été conçu avec soin en respectant les limites physiques de l’électronique. Contrairement aux amplificateurs chinois bon marché vendus à rabais sur le site d’enchères Ebay, cet appareil a de bonnes marges de manœuvre et il est très conservateur en ce qui concerne son cahier des charges. La preuve, on a installé un circuit de démarrage en douceur (soft-start) afin d’allonger la durée de vie des composants (notamment les tubes) et ainsi éviter le stress du démarrage à froid. Aussi, afin de protéger l’étage de sortie, des fusibles ont été employés au cas où un tube soudainement défectueux viendrait introduire une tension inappropriée à la circuiterie en aval. Beaucoup de protection constitue assurément un gage de qualité et de souci du détail ! Enfin, puisque cet amplificateur intégré possède une commande à distance, le contrôle de volume ALPS est évidemment motorisé et la sélection des entrées se fait par relais mécaniques. La connectique, pour sa part, est d’excellente qualité et offre des bornes pour une charge de quatre ou huit ohms.


Dernière mise à jour : ( 26-06-2008 )
 
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